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Vous venez d’hériter d’une forêt ou d’un bois ? Quelles sont vos options ?

En Belgique, les forêts occupent aujourd’hui 23% du territoire national, soit un peu plus de 700.000 ha. Parmi ces forêts, 53% des terres boisées sont détenues par des propriétaires privés. Avec une moyenne de 2,5 hectares par propriétaire et une population de plus de 100 000 propriétaires, la possession d’un terrain forestier a le vent en poupe.

La plupart du temps, l’acquisition d’un bois vient d’un héritage. Si parfois cette succession est accompagnée d’une transmission des savoirs et des responsabilités, souvent le nouveau propriétaire n’en connaît ni la valeur, ni l’intérêt. Pourtant, les enjeux de posséder une parcelle de forêt n’ont jamais été aussi importants : la demande croissante du bois, la protection de la biodiversité, la volonté du développement durable

La vente d’un terrain forestier vous intéresse ? Découvrez dans cet article tout ce qu’il y a à savoir pour obtenir une vente réussie.

Bois ou forêt, quelle est la différence ?

On entend par bois et forêt une certaine étendue d’arbres plantés sur un terrain, peuplé d’espèces pouvant dépasser une taille de 5 mètres de hauteur et occupant une superficie d’au moins 50 ares. La différence entre les deux est la taille (superficie). Vous venez d’hériter d’une forêt ou d’un bois ? Quelles sont vos options ?

Bien qu’une zone forestière ne puisse être urbanisée, elle peut cependant être vendue. Si vous venez d’hériter d’une parcelle boisée ou forestière, plusieurs choix s’offrent à vous :

  • Vous voulez vous lancer dans cette nouvelle aventure : avec les connaissances requises et du temps à consacrer, s’occuper d’une forêt peut être passionnant et surtout rentable à long terme.
  • Vous êtes déjà connaisseur : via une transmission ou une formation, vous possédez des connaissances dans le domaine, il n’y a plus qu’à se lancer.
  • Vous ne connaissez rien au milieu et cela ne vous intéresse pas : si cette parcelle de bois vous tombe dessus et que vous ne portez aucun intérêt à cette dernière, la meilleure alternative reste la vente.

Si vous n’avez pas le temps ou l’envie de vous investir dans vos bois, ne les laissez pas à l’abandon. Vendre votre patrimoine peut permettre à d’autres de s’y investir pleinement et de le mettre en valeur.

Attention, la valeur d’un terrain boisé peut varier fortement en fonction des essences présentes, de l’âge des peuplements et de la qualité du sol. Il n’est donc pas aisé de fixer les prix soi-même.

Zone forestière : Qu’est-ce que cela implique ?

La zone forestière, essentielle au maintien de l’équilibre écologique, représente une part importante du territoire dans des régions comme la Wallonie. Régie par des dispositions spécifiques comme l’article D.II.37 du CoDT (Code du Développement Territorial), elle n’est pas, en principe, prévue pour l’urbanisation. Toutefois, elle peut accueillir des structures nécessaires à l’exploitation forestière et à la gestion des bois dans certains cas.

La vente de terrain forestier : un marché spécifique

Vendre un terrain en zone forestière est légalement faisable, bien que la construction sur ces terrains soit largement restreinte. La valeur d’un tel terrain peut résider dans son potentiel pour l’exploitation forestière ou pour la conservation.

Contrairement aux croyances communes, construire une cabane ou autre sur un terrain en zone forestière est rarement possible. Investir dans le domaine de la vente forestière signifie se soumettre à des règles strictes qui dépendent grandement de régulations communales et régionales. Ainsi, les amateurs désireux de construire des habitations en zone forestière doivent souvent réviser leurs plans face à ces limitations.

De plus, les terrains comportant des bâtiments érigés avant 1962 ou autorisés entre 1962 et 1976 présentent une opportunité de régularisation, ouvrant la voie à certaines formes de rénovation ou d’extension. C’est un point crucial pour les propriétaires souhaitant valoriser leur bien.

La construction sans permis : les cas particuliers

Dans certaines situations, il est permis de construire sans requérir un permis d’urbanisme : les miradors pour la chasse, les refuges de petite taille, les installations temporaires pour l’accueil du public ou bien les bâtiments de stockage. Cependant, il reste essentiel de se renseigner auprès des instances compétentes et locales avant d’entreprendre de telles constructions.

Toutefois, des projets d’hébergement de loisir sont envisageables dans le cadre de projets régionaux visant la valorisation des massifs forestiers. Ces projets doivent être conçus pour ne pas impacter de manière irréversible l’écosystème de la zone.

En conclusion : Une affaire de spécialistes

L’achat ou la vente de terrains en zone forestière, ainsi que la réalisation de projets de construction sur ceux-ci, nécessitent une compréhension pointue des réglementations locales. Pour naviguer avec succès dans les complexités du marché immobilier forestier, il est souvent judicieux de s’appuyer sur l’expertise d’agences spécialisées comme Comptoir Foncier, qui peuvent offrir un accompagnement sur mesure pour valoriser ces biens uniques.

Vous souhaitez vous lancer dans l’aventure ? Contactez-nous afin de vous offrir l’expertise nécessaire à la vente de votre terrain !